Lorsqu’on visite le site Warning Trading, créé par Nicolas Gaiardo, on pourrait aisément croire à sa bonne foi. Se proposant de voler au secours des victimes d’arnaques financières, le fondateur leur promet monts et émerveilles. Mais au vu des prélèvements qu’il pratique sur les sommes récupérées, quand celles-ci le sont réellement, et de ses agissements, on est en droit de se demander s’il est véritablement animé par un désir de justice ou s’il ne cherche qu’à faire fructifier son business quitte à bafouer toutes barrières de la morale.

 

Qui est Nicolas Gaiardo et d’où vient-il ? notre avis

05012017 Alerte Arnaque N°30 L'arnaque au diamant - YouTube
Rédacteur en chef salué par ses collègues et houspillé par ses détracteurs, le parcours de Nicolas Gaiardo fascine tout autant qu’il questionne.Nous allons tenter de vous aider à vous faire votre avis sur Nicolas Gaiardo. Collectionnant les procès et autres coups d’éclat médiatiques et n’hésitant pas à se mettre sous le feu des projecteurs dès qu’on interroge le bien-fondé de ses sociétés, l’homme d’affaires est prêt à tout pour faire prospérer son business. Entre la Bulgarie où il lance son commerce, supposément destiné aux victimes françaises, et la France où il établit son siège social, des voix légitimes s’élèvent pour remettre en cause ses sociétés entourées de mystère.

 

Un début de carrière chaotique

Selon ses propres dires, il aurait débuté sa carrière du mauvais pied en perdant beaucoup d’argent en raison de la malchance et surtout du mauvais accompagnement des sites sur lesquels il aurait investi. Par conséquent, après des pertes considérables, Gaiardo se serait lancé comme mission de “sauver” les personnes voulant se lancer dans le marché boursier en les protégeant des magouilles en oeuvre dans Trading. Il fonda  alors officiellement sa société NetAndLaw localisée à Sofia, la capitale bulgare, et tiendra sa direction pendant prés de 4 années. Jusqu’ici, l’homme d’affaires n’a pas encore attiré l’attention sur lui. C’est bel est bien lorsqu’il entreprend la création de sa prochaine structure que les choses se compliquent pour lui.

Warning Trading vertement critiquée

 

deontofiDès la création de Warning Trading (WT), des journalistes indépendants mettent en doute les intentions strictement humanistes que revendique la boîte. Par souci de transparence, en prétendant aider les victimes à récupérer leurs sommes perdues, Gaiardo les prévient à l’avance qu’il prendra 20 % du montant global, ajouté à 990 euros recouvrant la procédure de restitution des fonds.

 

Certains sites, à l’image de Deontofi.com, tirent la sonnette d’alarme quant à ces pratiques illégales et exorbitantes. Ce site consacré à la déontologie de la Finance n’est bien entendu pas un rival de WT dans la mesure où il ne se livre pas à des pratiques commerciales et se contente d’effectuer un travail journalistique et préventif pour éveiller les traders à certaines escroqueries qui fleurissent sur Internet.

 

En consacrant quelques articles à WT en y révélant des zones d’ombre, comme le fait que Net and Law ne disposait pas de mentions légales et qu’elle se situait en Bulgarie, le patron de Deontofi a prêté le flanc à l’Ouragan Gaiardo qui l’assaille depuis de procès et de pressions psychologiques. Consultez ici la description de l’intégralité du procès opposant Gilles Pouzin (rédacteur en chef sur Deontofi) et Gaiardo.

 

Autres pressions de Gaiardo pour étouffer les critiques

La boîte de l’homme d’affaires français est, comme nous l’avons vu, n’a pas eu que des éloges. Voici comment Gaiardo tente de bâillonner tout avis qui ne le caresse pas dans le sens du poil :

  • Certaines de ses facettes obscures sont révélées dans une interview datant de 2016 et diffusée sur BFM TV où l’on voit des responsables de Warning Trading répondre à une série de questions posées par les téléspectateurs. Qu’y’a-t’il de problématique au point que  ladite interview soit retirée du site internet de la chaîne de télévision ?  Selon certains rapports, ce serait à cause de menaces reçues par la chaîne suite à la diffusion d’allégations prétendument mensongères.
  • Plusieurs cas de figure semblables à l’affaire BFM TV ont été dernièrement enregistrés.  On peut par exemple citer la mise en demeure du site Deontofi. Nicolas Gaiardo, par le biais de cette missive, interpelle les responsables du site pour retirer urgemment les témoignages et autres avis négatifs émis sur le site à propos de Warning Trading. Évidemment, Deontofi résiste aux intimidations de Gaiardo et s’échine à rester un média libre.

Affaire judiciaire en cours

L’épisode juridique Deontofi contre Warning Trading a bien eu lieu. Pour vous repérer plus facilement dans ce dédale juridique, voici une liste des faits les plus marquants :

  • Le 13 décembre 2017, enregistrement de l’affaire ;
  • Le 4 mai 2018, lancement du procès incriminant Deontofi ;
  • Le 25 mai 2018, rejet préliminaire des chefs d’accusations contre Deontofi ;
  • Le 18 juin 2018, ouverture de l’affaire face au Cnil.

 

En définitive, compte tenu de tous les questionnements que soulèvent WT et son fondateur, il est plus judicieux de les éviter et de jeter son dévolu sur des instances plus compétentes et à même de régler des contentieux financiers, à l’instar de l’AMF.

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